Jun
27
Publié le 27-06-2008
Classé dans {paris, société} par toli

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The Ting Tings We Walk

28/06 sois fier et marche !

La Marche des fiertés LGBT, c’est demain. Le thème choisi par les associations cette année est l’éducation, et le mot d’ordre : “Pour une école sans AUCUNE discrimination !”

Pour une école sans AUCUNE discrimination

Une marche pour mobiliser l’école

Harcèlement, mal-être, violences, injures  : l’école est souvent le lieu de toutes les humiliations, pour les jeunes en recherche de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre.
L’école peut aussi être un formidable outil de transmission de valeurs universelles : respect, égalité et acceptation des diversités.
Chaque discrimination a ses spécificités, qu’elles soient racistes, sexistes, handiphobes, homophobes, lesbophobes ou transphobes.
Mais toutes usent des mêmes mécanismes  : peur de l’autre, refus de la différence, reproduction des normes culturelles et sexuelles.
« Pour une école sans aucune discrimination »  : en choisissant ce mot d’ordre, les 52 associations membres de l’Inter-LGBT ont souhaité lier l’ensemble de ces combats, et rappeler le monde éducatif à ses devoirs.
Lutter contre toutes les discriminations suppose une totale détermination de l’ensemble des acteurs de la communauté éducative, et une volonté politique.
Ce sera le message de la Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans du 28 juin 2008, plus festive, revendicative et colorée que jamais.
Christophe Lefèvre, président de l’Inter-LGBT
Alain Piriou, porte-parole de l’Inter-LGBT

  • Rendez-vous Place Denfert Rochereau vers 13h30

Popularity: 10% [?]

May
04
Publié le 04-05-2008
Classé dans {musique, paris} par toli

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J’vais pas donner des coups de balai sur mon plafond
J’vais pas m’mettre à gueuler comme un pauv’ con
J’en parlerai pas au Syndic, et j’appellerai jamais les flics
J’continue d’croire qu’il me suffit de rester gentil, pour être compris.
[ Les Wriggles ] Les voisins

Quelques jours par semaine, quelques semaines par mois, je suis parisien. J’habite dans un immeuble de sept étages, avec vue sur les toits de Paris, et sur Beaubourg. “Un immeuble qui a du potentiel”, dirait un agent immobilier qui a besoin de vendre à tout prix. “Un bel investissement pour votre retraite, dans un quartier en pleine rénovation et où les locations atteignent des sommets.” Mais bien sûr ! Depuis mon arrivée dans cette petite ruche, j’ai appris à croiser puis, à connaître, disons plutôt distinguer mes improbables voisins.

Portraits de voisins butineurs.

Les quatre lieux de rencontre possible :

  • le digicode
  • les boîtes aux lettres
  • le local poubelle trop souvent odorant
  • la cage d’escalier décrépite.

L’escalier est définitivement le lieu des rencontres les plus inattendues :

  • le couple qui se chauffe et baisouille
  • le S.D.F. qui y dormait parfois cet hiver
  • l’homme au bonnet qui descend chaque matin quand je pars travailler, qui baisse la tête, cache son visage et conserve son sac plastique près de lui
  • la femme au cigare au bonjour machinal
  • la femme au rouge à lèvres rouge carmin, qui ressemble à Betty Boop et qui à la voix d’Edith Piaf
  • la femme de ménage qui aimerait qu’on discute plus longtemps avec elle, de la pluie et du beau temps
  • l’étudiant asiatique, poli et discret, toujours pressé
  • la ravagée par l’alcool, le tabac et… sans doute tout le reste de sa vie, qui dit toujours bonjour d’un grand sourire
  • la femme à la fourrure que je salue tous les matins
  • les chiens tout fous quand ils descendent et qui ne veulent jamais remonter ;
  • les indifférents et les trop pressés pour saluer
  • les bourrés du samedi soir qui s’y faufilent, fument, boivent puis s’endorment sur les marches

Over the RainbowA chaque palier sa spécificité. Sa propreté ou son manque de propreté. L’odeur de cannabis… ou de tabac froid. Les conversations qui débordent. Les amis canins en pension ici ou là, esseulés dès l’absence de leur maître, qui ont la tendance nuisible à aboyer au moindre bruit, au moindre pas. Pour les deux derniers étages, l’échappée se réduit nettement. Les non-habitués de plus d’ 1m75 s’y cognent régulièrement la tête avant d’emprunter l’escalier en bois. Les marches en bois résonnent des pas lourds et fatigués des visiteurs des chambres de bonne. Nuisance acceptable car incontournable. Et comme pour tout immeuble, viennent s’ajouter les inconvénients classiques de la vie en société : les quasi-inévitables troubles (normaux ou anormaux) de voisinage. Télévision, radio, musique, bricolage, sexe, discussions et disputes, etc. Chacun perturbe la vie quotidienne de l’autre, par égoïsme, par désinvolture, directement ou pas. Aucun seuil n’est légalement fixé pour les bruits gênants et aggressifs provoqués par l’activité des voisins. La loi précise qu’il ne s’agit pas seulement d’une question de volume sonore mais aussi de répétition dans le temps.

Une fois rentré, je suis sous perfusion de Nespresso. What Else? Un goutte à goutte nocturne qui accompagne la musique de l’Ipod et le clapotis du clavardage virtuel. Je sais qu’il est aux alentours de 23 heures lorsque la jeune fille brune aux hauts talons se met à ronfler. Un grondement détonnant. Auparavant c’était une plantureuse jeune fille russe qui se réveillait tous les matins avec Madonna. Elles ont un point commun ses deux locataires. La porte de leur appart grince… Elles arrivent chez elles et, quelques minutes plus tard, l’abattant des toilettes tombe de tout son poids. Je suis juste en dessous. Aux ronflements du dessus, s’ajoutent les bruits de tac tac (non, pas lui !) des touches que l’homme inspiré à la machine à écrire frappe si mécaniquement. Il rythme mes endormissements tardifs. Et puis, parfois, il y a ceux qui me font sursauter, qui me réveillent en plein coeur de la nuit : mes voisins les plus proches. Un couple charmant, gentil comme tout, qui s’engueule sans même se rendre compte qu’ils font des rimes : “si moi, je suis un connard, regarde toi bien dans le miroir !“. Un couple qui s’aime donc et qui aime se détester pour un rien. Une dispute est si vite arrivée : pour une paire de chaussettes, pour une poubelle qui traîne, pour un achat trop cher, pour du bricolage qui n’avance pas, pour un retour du Dépôt à 6h16 du mat’ et le hurlement qui va avec “J’te jure, je n’ai fait que danser… je n’ai rien fait !“. Imaginez un peu, ma tête de lit se trouve pile au niveau de leur porte blindée, qu’ils claquent si naturellement. Je ne mentionnerai même pas leurs goûts musicaux. James Blunt a disparu au profit de Céline Dion in English, et de la programmation boum-boum de Voltage FM. Tous les goûts sont dans la nature. Tous les voisins aussi.

Chers voisins, toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne serait être que purement fortuite… ou pas. Vous avez reconnu notre immeuble ? Vous vous êtes reconnus ? La Fête des voisins est programmée cette année le 27 mai 2008. Je ne pourrai pas y assister car je serai bien loin de Paris. Bien à vous.

P.S. : cette semaine, la musique qui se répandait depuis chez moi à travers les cloisons qui séparent nos alvéoles, c’était Asa. Ne me remerciez pas de cette découverte musicale. C’est la dernière trouvaille mais je vous promets qu’il y en aura beaucoup d’autres.

Mais cette fois j’vais me mettre en colère
J’vois pas pourquoi j’me laisserais faire
Quand faut y’aller, bah faut y’aller, y’a plus d’pitié…
Merde ! Là ça va chier !
[ Les Wriggles ] Les voisins

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Feb
25
Publié le 25-02-2008
Classé dans {citations, lecture, musique, photos} par toli

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   Lausanne est un bloc de maisons pittoresques, répandu sur deux ou trois collines, qui partent du même noeud central, et coiffé de la cathédrale comme d’une tiare. J’étais sur l’esplanade de l’église devant le portail, et pour ainsi dire sur la tête de la ville. Je voyais le lac au-dessus des toits, les montagnes au dessus du lac, les nuages au dessus des montagnes, et les étoiles au-dessus des nuages. C’était comme un escalier où ma montée de marche en marche et s’agrandissait à chaque degré.”
[ Victor Hugo ]

The Guy in Green

The Guy in Green, Place de la Riponne, Lausanne

Depuis l'Elysée

Depuis le parc de l’Elysée, Lausanne

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Feb
05
Publié le 05-02-2008
Classé dans {musique, photos} par toli

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La Défense, Avenue Gambetta, Courbevoie

Les horloges marchantes. Vous en avez autour de vous ?
Forcément. Cherchez bien…

Elles marchent. Et, en plus, elles donnent l’heure. Elles sont heurées avec précision, réglées comme des horloges. Elles se déplacent à heure fixe. C’est imparable. Rien ne peut les arrêter, sauf un grain de sable, parfois. Les mêmes gestes aux mêmes moments. Elles empruntent le même chemin. Elles tournent, avancent, traversent machinalement, comme d’habitude. Disent “Bonjour, comment ça va ?”, dans le meilleur des cas. Elles déjeunent au même endroit à la même heure, évidemment. L’ascenceur les attend à l’heure dite plusieurs fois par jour. La barre glissante du métro aussi. La deuxième banquette du premier wagon. Ou est-ce la première banquette du deuxième wagon ? Pour sortir plus vite, arriver plus vite, partir plus vite. Chaque chose a sa place. Elles posent leurs stylos, vérifient leurs portables, prennent leurs parapluies, oublient de dire “Au revoir”. Le temps presse. S’engouffrer dans le premier métro, bondé, coûte que coûte. Attraper le bus qui vient tout juste de passer. Courir à perdre haleine. Elles piaffent d’impatience, le regard vide, au moindre changement involontaire. Elles se couchent à la même heure. Le réveil sonne à la même heure. Ne pas sortir, le lundi. Faire les courses, le jeudi soir. Se téléphoner, le dimanche. Stratégies quotidiennes. Semaines à répétition. Et ça recommence : vie ordinaire surtout, sans super. Surtout aucune variation. Ne pas bouleverser les rassurantes habitudes.

Est-ce si tranquillisant ? Telle est ma question. Celle que je me pose. Quand rien ne varie, par moments, je trouve ça plutôt inquiétant, angoissant même. J’observe les horloges marchantes. J’en suis (devenu) une, aussi. J’ai pris le pli. Je me pense en sécurité ainsi. La répétition sécurise. Routine d’hiver, je m’enlise. Rester sous la couette le plus longtemps possible. S’y glisser le plus tard possible. Suivre le même parcours, jour après jour. Se poser les mêmes questions. Ne plus se souvenir si on a fermé la fenêtre, débranché le fer à repasser, fermé la porte à double tour. Avoir les mêmes angoisses, les mêmes doutes. Ne pas répondre au téléphone. S’encroûter. Hésiter. Marcher. Sous la pluie. Le vent. Le froid.

On a tous des routines de “vieilles mémés”. J’ai mes routines de “vieilles mémés”. Je le reconnais, bien volontiers. Et, je suis le premier à dire qu’il faut s’en sortir. Ne pas se laisser prendre au piège dans sa propre routine de dragibus. Je ne veux pas mener une vie d’horloge. J’ai besoin d’une (re)mise à l’heure générale. Je suis une horloge marchante, un peu mécanique ces derniers temps. Ce(ux) qui m’aide(nt) ? Le sirop de Monin au pain d’épices à la cuillère et le sirop d’érable sur des pancakes au chocolaaaaaat !

Alors, vous en avez autour de vous, des horloges marchantes ?
Forcément. Cherchez bien…

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Jan
03
Publié le 03-01-2008
Classé dans {musique, photos} par toli

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Ecoutez bien, vous entendez ? Les flocons tombent. Les pas sous la neige grésillent. Tout est immobile. Les clochettes tintinabulent. Les anges se mettent à pleurer. La voix cristalline de Caroline Lufkin me berce depuis quelques semaines déjà. Au bureau, souvent en fin de journée. Et surtout dans le froid, quand je marche dans Paris, ipod sur les oreilles.

Ecoutez bien les paroles. Simples et sensibles à la fois. Une chanson sur l’attente obsédante et passionnée. L’attente du bonheur, l’espoir de l’amour.

Il ne manque que la neige glaciale et ses cristaux mobiles. C’est pourquoi j’illustre cette sublime chanson avec une photo de Sam Javanrouh, le photographe du photoblog Daily Dose of Imagery dont j’ai déjà parlé à l’occasion du BlogDay 2007.

Snowy Bar Guitar © Sam Javanrouh

WCaroline Coverhere’s my love, The one for me, Somewhere too far, Not close enough for me to see. Where’s my love, Who could you be Someone i knew but, Let slip through, While dreaming of you. Oh love, Oh love, Come to me. Where’s my love, Give me a clue, Give me a time, Show me a place, I might find you. Where’s my love, Don’t hide from me, I’ll be good to you, I will, Honestly. Oh love, Oh love, Come to me. Where’s my love, The one for me, Somewhere too far, Not close enough for me to see. Where’s my love, Now I sing, Hoping someday you’ll Bring our lovely ending. Oh love, Oh love, Come to me. Oh love, Oh love, Come to me.

Caroline est originaire d’Okinawa, Japon. Elle a terminé ses études de musique à Boston en 2003. Son premier album, Murmurs, est à l’image de cette chanson : minimal, intense et hypnotique.

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