« Je vous invite à découvrir les péripéties d’un homme de quarante ans, ancien islamiste, démago et puceau, un peu arriviste, mais ô lecteur, qui s’émancipe de sa mère. Sa mère qu’il aime de tout son cœur. » Mohamed, banquier, pieux musulman et expert en religion, a pris une décision aussi secrète qu’irrévocable : déménager de Saint-Ouen où il vit toujours avec sa mère pour Saint-Germain-des-Prés, et en finir avec l’abstinence sous toutes ses formes… Avec cette autopsie implacable de l’univers d’un homme entre cultures, ligoté par la religion, la famille et la mère toute-puissante, Leïla Marouane s’affirme comme la romancière la plus originale et la plus inspirée pour dépeindre les inhibitions et les tabous sexuels. (présentation de l’éditeur)
Il faut dire que lorsque j’ai lu ce titre osé dans “mon” Netvibes, j’ai cliqué sur l’Oreille cannibale, le blog de Qalawun , pour en savoir plus. Et j’ai commandé le livre. Le titre a vraiment fait son effet dans le métro, dans le TGV, au bureau. Tout le monde me regardait du coin de l’oeil… Je me demande si le titre ne dessert pas le roman. Roman que j’ai vraiment apprécié. Pour le rapport mère-fils, noyau central de l’histoire. Pour le poids de la famille et de la religion. Pour les repères culturels parisiens : Saint-Sulpice, le Café de Flore, Rue de Rennes, Boulevard Saint-Germain, rue Saint-Placide, rue du Cherche-Midi, Rue de Sèvres. Le 6ème arrondissement est bien campé. Pour les non-dits aussi : double vie (Mohamed Ben Moktar se renomme Basile Toquard), contraintes sociales, etc. C’est une écriture subtile, simple mais direct et anatomique qui fait sourire souvent. La mère asphyxie la prunelle de ses yeux (à savoir son fils) d’appels téléphoniques quasi-obsessifs. Lui, ment à sa mère. Quand il chuchote au téléphone parce qu’une femme dort à ses côtés, il explique à sa “maman” que “le chat dort”. Lors d’un autre appel que le “chat est parti” ! Choisir de vivre sa vie pour soi-même et pas pour sa mère, sa famille, ou des principes religieux, c’est le propos du roman qui aurait pu s’intituler : “Le Sultan de Saint-Germain”. A lire.
Morceaux choisis
“Résolu à prendre en main ma vie telle que je l’entendais, reprit-il, ni dieu ni maître, ni femme ni enfant, me répétais-je avec une soudaine jubilation, j’ai fini de boire mon café et rincé la tasse.L’instant d’après, je sillonnais l’appartement, l’esprit figé, ne sachant comment évacuer cette anxiété qui ne se décidait pas à me lâcher. J’ai farfouillé dans mes poches à la recherche du Lexomil, puis, me rappelant ma détermination à en finir avec ses drogues, j’ai renoncé. (p.66) Mais, dit-il, au moment du thé à la menthe, la voix à mon oreille gauche chassant les acouphènes de la droite, je me suis lancé. – Je vais habiter à Paris, ai-je dit en fixant les makrouts qui suaient le miel et le beurre. [...] – Tu veux me quitter alors que tu n’es même pas marié ? a fini par lâcher ma mère. (p.142-143) L’instant d’après, je sombrais dans un sommeil proche de la mort. (p.195) Une “ex”, c’est quelqu’un qui vous aura vidangé dans les règles. [...] Une “ex”, c’est quelqu’un qui s’est donné sans fatigue et sans compter. (p.232) Qu’est-ce qu’un écrivain sinon une concierge, ma mère, qui se nourrit de la vie des autres ? (p.295)
La Vie sexuelle d’un islamiste à Paris
Leïla Marouanne
Albin Michel
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Nicolas a 6 ans. Il ne sait pas encore lire ni écrire,
mais pour lui l’oral c’est plutôt un jeu d’enfant.

On dirait que les filles, elles m’aiment pas. (…) J’essaie tout, j’essaie tout. (… ) J’en peux plus.
Le Petit Nicolas, Cartier Libre de Caroline Cartier [ 23/11/2006 ]
Pastille sonore à ne pas manquer du lundi au jeudi de 8h56 à 8h59 sur France Inter
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Plus de 27 600 titres joués, depuis juillet 2006. Un an plus tard, c’était mon premier anniversaire 2.0. De belles découvertes musicales et amicales. Je suis devenu un fan de Last.fm que je considère comme l’un des meilleurs sites de services web 2.0 de musique.
Last.fm enregistre la musique que j’écoute sur mon ordinateur chez moi, au bureau et sur mon ipod et construit peu à peu mon profil musical. L’intérêt est vite perceptible. A partir de mes écoutes Last.fm établit des suggestions musicales, propose des artistes similaires à ceux que j’aime, me met en relation avec d’autres utilisateurs qui partagent mes univers musicaux. Je peux écouter de la musique à la demande et des radios personnalisées, lire des infos sur des artistes que je découvre, trouver la liste des concerts proches de chez moi, etc.
Le site communautaire d’écoute et de partage de musique Last.fm a lancé, mercredi 23 janvier, de nouveaux services touchant à la fois les auditeurs et les artistes. (…) Ils ont lancé un système gratuit d’écoute à la demande de morceaux entiers, limitée jusqu’ici à 30 secondes. Un système déjà proposé par ses concurrents, comme Deezer. (…) Le site a également mis en place un programme de rémunération des artistes baptisé Artist Royalty Program. A chaque écoute d’une chanson en streaming, les artistes seront maintenant rémunérés directement, avec l’argent tiré des revenus publicitaires du site.” Lu sur Ecrans.fr, 25.01.2008
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Bougon, grognon, ronchon, de mauvaise humeur ? Pourquoi est-on tenté de voir le mauvais côté des choses, de trouver que tout va ou va aller encore plus mal ? J’en connais certains qui parleraient d’une morosité chagrine, d’une indicible douleur, d’une éternelle insatisfaction. D’autres, plus tournés vers ces chanteuses vénérées par les gays, parleraient d’un désenchantement ou d’une absence de “positive attitude”.
“Laudator temporis acti. C’était mieux avant. Les enfants étaient bien élevés, cultivés, grands lecteurs. Tout le monde était plus beau. Aujourd’hui, tout va mal. Hier déjà et avant-hier, aussi. Demain, n’en parlons pas… En relisant trente siècles de ronchonnements, de regrets lancinants, d’appréhensions, Lucien Jerphagnon a choisi, traduit, commenté les plus belles perles du pessimisme générationnel. Des Grecs, des Latins, des gens du Moyen Age, de la Renaissance, etc., et même de quelques contemporains. C’est l’empire du pire. Un petit livre noir qui redonne des couleurs à notre époque. Homère d’alors, résume Jerphagnon.”
C’est en fouillant les rayonnages de la librairie Julliard que je suis tombé sur “Laudator temporis acti. C’était mieux avant.” Le titre a attiré mon attention. Achat immédiat de ce tout petit livre. Une fois sorti, j’ai réalisé que je venais d’acheter un des livres du mari de ma prof d’espagnol de lycée. Celle à qui je dois vraiment beaucoup : une bonne partie de mes méthodes de travail, ma rigueur, mes premières expos parisiennes aussi, la découverte de la Maison de l’Amérique latine, du Petit Palais, du grand Palais.
“Laudator temporis acti. C’était mieux avant”, c’est 173 pages de citations à travers les siècles, 15 thèmes dont l’amour, la vie de famille, la politique et les politiciens, le bonheur, la sottise, les religions, la mort, la décadence, etc. Un petit bijou à lire et relire tellement il est amusant de constater à quel point tristesse, spleen, désillusion, pessimiste, amertume, malheur et mauvaise foi traversent les époques et les modes. “Laudator temporis acti : C’était mieux avant…” de Lucien Jerphagnon, éditeur : Tallandier. A lire ou à offrir.
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Je sens le temps qui se décline.
J’ai l’impression d’être impuissant.
J’ai des montées d’adrénaline
Et je me fais machinalement du mauvais sang
Mais je m’obstine
Et je me reprends.
Je me sens résistant, à présent
Et j’essaye de passer l’épreuve du temps
Jour après jour, à cent pour cent.
[ Sinclair, L'épreuve du temps, 1997]
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{ Mode, musique et préservatifs } “Stop and think. Be aware. It is still happening. Use a condom.” Fashion Against AIDS. Une découverte nocturne sur le site de Rufus Wainwright lors d’une soirée “souris patate” à lire les dernières infos des sites musicaux. J’aime Rufus. J’en ai déjà parlé à deux occasions : ma rencontre avec lui à Londres en mai 2007 (concert en avant première et séance dédicace-discussion) et son interprétation scotchante de “Get Happy” à Glastonbury cet été. J’apprends donc qu’il participe à une opération de sensibilisation, de lutte contre le Sida.
“It’s been a big issue in my life ever since I was a teenager…” déclare-t-il dans un spot qui présente la future collection de vêtements de H&M et Designers Against Aids. On devrait en entendre parler bientôt. Les tee-shirts, débardeurs et sweats à capuches sortent début février 2008.
Les objectifs ?
15-24, pourquoi cette tranche d’âge ?
Qui participent à Fashion Against Aids ?
Les artistes ont tous participé bénévolement au projet : Rihanna, Ziggy Marley, Chicks on Speed, Good Charlotte,The Cardigans, Timbaland, Katharine Hamnett, Henrik Vibskov, Jade Jagger, My Chemical Romance, Scissor Sisters, The Cardigans, Tiga et le flamboyant Rufus Wainwright.
Un beau prétexte pour caser trois morceaux de “Release The Stars”, son dernier album que j’aime tout autant que les précédents.
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Going To A Town
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Leaving For Paris n°2
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Not Ready To Love
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