Apr
30
Publié le 30-04-2010
Classé dans {musique} par toli

Marina and the Diamonds @ Le Divan du Monde 29.04.2010

Popularity: 2% [?]

May
05
Publié le 05-05-2009
Classé dans {musique} par toli

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Samedi 7 février. Un email m’attire. ” Bonjour. Je vais donner un concert à Paris le lundi. Pour l’information, consultez www.ayanoonodera.com Cordialement, Ayano Onodera” Lundi 9 février, 20 heures, j’étais au Sunset pour re-découvrir cette chanteuse, pianiste et auteur-compositeur japonaise. Je l’ai découverte en 2006, lors d’une soirée privée au Conran Shop. L’atmosphère était empreinte de douceur et d’harmonie. J’ai immédiatement craqué et acheté ses deux premiers albums : Mizu no Hibiki (Résonance de l’eau) et Kibou (Espoir) en 2004. Des albums à écouter en boucle sans crainte de se lasser. Sa musique est “pure comme l’eau”, sa voix est cristalline.

Kokoro Kara, c’est le nom de son troisième album : “En toute intimité”. Elle venait le présenter accompagnée d’Alfonso Pacin à la guitare et au violon, et de Guillermo Benavides à la contrebasse. Difficile d’en parler. J’ai été transporté. Dans un état proche du rêve. des émotions palpables dans la salle. des sons harmonieux, une simplicité très fraîche. Son répertoire va du jazz à la musique traditionnelle japonaise, des berceuses aux mélodies populaires. Ayano Onodera a sa propre maison de production. Le nom de son label, c’est”UtoUto” qui est en japonais, une onomatopée évoquant l’instant où l’on somnole, où le corps et l’esprit s’abandonnent. C’est vraiment très bien choisi. Sa voix est très belle. Les douces mélodies de ses trois albums sont un véritable, un petit moment merveilleux à partager. C’est beau. J’aime.

Deux sets de 45 minutes. Des explications en français. Une pause où j’ai pu discuter avec elle au bar. Un CD dédicacé à la fin. Que demander de plus ? Qu’elle revienne vite en France !

Ayano Onodera @ Sunset, Paris 06.02.2009

Popularity: 28% [?]

Jan
30
Publié le 30-01-2009
Classé dans {citations, musique} par toli

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C’était le 14 janvier dernier, au Zèbre de Belleville, Paris. Deux invitations pour découvrir Charlie, une “nouvelle actrice de la scène française”. Pour une fois, le dossier de presse sonne juste : “En quelques phrases, elle nous absorbe dans sa bulle. C’est un plaisir de se laisser aller au milieu de ses personnages. Des textes qui touchent portés par un savant bric-à-brac mélangeant chanson, pop, rock, électro… Charlie alterne chaud, froid, sobriété et fantaisie bien placée…”

Charlie chante Menteur

Charlie n’évite pas la comparaison. Avec un timbre de voix pareil, oserais-je dire un timbre de voix très actuel, on pense forcément à Olivia Ruiz, Emilie Simon et Marie Cherrier. Des petits sons doux, frais, légers, modernes. Auteur, compositeur et interprète, Charlie propose des mélodies en demi-teintes, douces et entraînantes. Les textes sont à son image féériques et naturels, parfois sombres, comme dans la vie. Il est question d’enfance, d’amour, d’abandon, de trahison. Dans “Le Sapin”, la magnifique chanson écrite par Fabrice Mauss, il est question de rupture. Tout commence par une chanson d’amour mais c’est bien d’une rupture qu’il s’agit. La chute ne fait aucun doute. Mauss est d’ailleurs venu sur scène pour chanter en duo “Je recherche”.
Charlie, une artiste lyonnaise au charme naturel, à la présence très charismatique. Un talent à suivre. Un souffle très tendance dans la nouvelle scène française.

Menteur – Charlie

C’est des routes, des lignes droites, des allées hautes en couleurs
C’est des idées en vrac, des pavés, des chemins tout en douceur
Des trésors pour toi
J’ai des souvenirs qui me viennent de partout
D’ici et d’ailleurs, et plein les bras, des paroles à boire et pour toi

C’est qu’ici c’est l’enfer, j’arrive pas à m’y faire.
Mais si c’est que des vieilles querelles, les jours de grêle
J’ai des perles, des palais, une mine d’or, c’est pour toi.
J’y enfermerai ton nom à l’intérieur,
J’y enfermerai toi, ton nom. C’est des couleurs.

Le Sapin – Charlie

Je n’ai plus peur de souffrir
Te revoir, vois-tu c’est pire
Ce n’est plus l’heure de choisir
Mon amour, mon amant, mon empire

Silencieux le devenir
Bailler sans dormir c’est pire
C’est la somme des souvenirs
Mon amour, mon amant… je t’en prie

Se méprendre ou toucher le fond
Pour un oui pour un non

Angel – Charlie

Je te baladerai du côte de mon coeur ouvert
Et fini les ronces, fini les gros chagrins d’hiver

Y’a pas de misère, pas dans les yeux d’un homme à terre

Les liens
- Flickr, photos du concert au Zèbre de Belleville
- Deezer
- Myspace

Popularity: 41% [?]

Nov
19
Publié le 19-11-2008
Classé dans {musique, paris, photos} par toli

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Sigur Rós, Zénith de Paris 15.11.2008

Envoûtant. Dès les premières notes de musique du groupe islandais, tout se met en place : bougies, ombres et lumières indirectes, ballons suspendus. Dans la pénombre, les fans fidèles et fervents sont recueillis et attentifs dans ce Zénith blindé. Belle performance planante. Je reste tout autant fasciné qu’en juillet 2006 – ma première communion avec Sigur Rós à l’Olympia.

Le timbre du chanteur, Jon Thor Birgisson, est toujours angélique. Il chante tantôt en islandais, tantôt en hopelandic, sa langue imaginée. Les paroles ont peu d’importance, tout est dans la musique. Jonsi parvient à hypnotiser les fans en une seule seconde. Sa voix est juste parfaite du début à la fin. Re-mar-qua-ble. Il nous transporte dans son univers, une rêverie intimiste. Son archet de violoncelle glisse sur les cordes de sa guitare électrique. Il en use plus d’un, d’ailleurs.

Sigur Rós, Zénith de Paris 15.11.2008Les jeux de lumières et les projections sur grand écran en fond de scène participent à l’expérience quasi-religieuse entre berceuse hypnotique et transe. La setlist permet de satisfaire le plus grand nombre : un juste milieu de tubes attendus et de morceaux du dernier album. Sigur Rós joue avec nos émotions ; passe de morceaux calmes à d’autres plus rythmés. Le public se laisse envahir, à la limite de l’hypnose collective.

Je me laisse bercer par les airs délicieux, par cette douceur ambiante. Frissons garantis un titre sur deux, en ce qui me concerne. Le voyage imaginaire se construit. Pour Sæglópur, un rideau de pluie vient ajouter à la sensibilité ambiante et palpable entre la scène et les adeptes parvenus à s’approcher de la Sainte sCène. Un mélange hors du commun.

Cette fois-ci, le groupe n’était pas accompagné du quatuor à cordes et les quatre jeunes islandaises du groupe Amiina m’ont manquées. Leurs violons, xylophones et autres bidouillages étaient remplacés par des tambours colorés.

Il y a vraiment quelque chose de l’adoration, de la communion dans les concerts de Sigur Rós.

Un début de soirée à 100% hypnotique, atmosphérique, magique

Setlist Sigur Rós, Le Zénith, Paris 15.11.2008
1 Svefn g Englar 2 Ný Batterí 3 Fljótavik  4 Við spilum endalaust 5 Hoppípolla 6 Með Blóðnasir 7  Inní mér syngur vitleysingur 8 Sæglópur 9 E-bow10 Festival 11 Hafsól 12 Gobbledigook 13 All alright 14 Popplagið

Sigur Rós sur mon blog

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Oct
01
Publié le 01-10-2008
Classé dans {musique, photos} par toli

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Berry @ La Cigale, Paris 30.09.2008

Berry, c’était ma découverte musicale du printemps dernier. J’en ai parlée à trois reprises sur ce blog : 14 avril20 avril21 août. Des amis l’avaient déjà vue en première partie de Daniel Darc et de Cali. Pour moi, hier soir, mardi 30 septembre, c’était ma première fois. La Cigale, 21h00. Berry, première. Le bonheur.

Rien à dire sur la première partie. je n’ai pas accroché au set de 30 minutes top chrono de l’américain Troy von Balthazar.

Berry arrive sur scène : discrète, pudique, tout en noir, entourée de cinq musiciens et d’un quatuor à cordes (qui ne reste que pour deux titres). Décor sobre qui prend vie peu à peu : projecteurs de cinéma, miroirs, jeux de lumières tamisées. Berry chante les morceaux de son album “version scène”. Certains sont adaptés, modifiés, allongés, ré-interprètés. J’aime les artistes qui prennent la peine de ne pas “réciter” leur album.

Pendant presque deux heures, Berry nous entraîne dans son monde. La salle est conquise dès son apparition. Elle émoustille la Cigale de plusieurs surprises : une reprise intime de “La Tendresse” de Bourvil, deux inédits et deux duos complices avec Benjamin Biolay et Daniel Darc. Pour son nouveau single, “Demain”, Berry est accompagnée sur scène d’un artiste dont je n’ai pas retenu le nom (shame on me – je me souviens de son haut-de-forme).Côté “people watching”, j’ai reconnu Pascal Nègre qui gigotait sur son siège au balcon et son staff qui le mimait. Amusant à observer. Deux rappels : “Demain” et “Capri, c’est fini”

Un concert chaleureux enveloppé d’une délicieuse sensation de volupté. Comment ne pas tomber sous le charme de sa voix ? Comment ne pas être troublé par les textes ? Berry, c’est plus que jamais des sentiments fragiles, des double-sens à décoder, un univers subtil, délicieux, apaisant, attendrissant.

Allez, j’ose. Berry, c’est un peu comme ce blog, parfois noir, parfois gris, parfois rose. Un mélange de mélancolie et de bonheur – même s’il n’existe pas.

Les chansons de Berry sentent le pain grillé tartiné de beurre demi-sel fondu et de confiture de fraises. Miam !

Extraits : “Demain”

Prendre l’air, parler à quelqu’un,
Avoir l’air d’aller plutôt bien,
Déjeuner, y penser au moins,
Tenir, tenir, tenir debout et demain

Décoller de mon traversin,
Faire une liste de trucs qui vont bien,
M’y tenir, essayer au moins,
Tenir, tenir, tenir debout et demain

Appeler quelqu’un qui m’aime bien,
L’étonner, changer de refrain,
L’inviter, manger plus ou moins,
Tenir, tenir, tenir debout et demain

Extraits : La Tendresse, Bourvil

On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas

Quelle douce faiblesse
Quel joli sentiment
Ce besoin de tendresse
Qui nous vient en naissant
Vraiment, vraiment, vraiment

Dans votre immense sagesse
Immense ferveur
Faites donc pleuvoir sans cesse
Au fond de nos cœurs
Des torrents de tendresse
Pour que règne l’amour
Règne l’amour
Jusqu’à la fin des jours

Berry @ La Cigale, Paris 30.09.2008

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