
Graffiti Cut (Against Oppression from Above Discrimination from Below)
Des graffitis découpés dans le noir, des lettres qui surgissent de la lumière : l’oeuvre de Carlos Motta créée pour la Biennale présente des slogans politiques écrits à même les murs en lettres de feu. En relation avec une autre oeuvre de Motta exposée en parallèle au MACLyon, qui suggère de nouvelles manières de revivre les grands événements du monde, ” Untitled (Graffiti Cuts) ” porte un regard inattendu et circonstancié sur les cris de rage qui couvrent les murs de nos villes.
Travaillant principalement avec la photographie et l’installation vidéo, Carlos Motta utilise des stratégies documentaires et sociologiques visant à proposer de nouvelles manières de vivre les grands événements politiques et d’en rendre compte. Ses propositions sont essentiellement informées par ses recherche à travers le continent d’Amérique latine, où le mouvement alter-mondialiste se développe d’une manière considérable.
Carlos Motta Né en 1978 à Bogota, Colombie. Vit et travaille à New York.
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La rencontre avec Jean-François Chaix
Juin 2008. Une expo à l’Utopicerie dans le 19ème. Une rencontre. Un homme aux multiples facettes : journaliste indépendant, traducteur, peintre, écrivain voyageur, critique littéraire, responsable culturel et reporter. Découverte de l’univers de Jean-François Chaix. Nous sommes trois dans la galerie. Espaces contemplatifs. On observe ses tableaux inspirés des grands espaces, des pages couvertes d’une écriture qu’il faut apprendre à déchiffrer. Lumière, matière, forme. Nous contemplons avec attention chaque oeuvre. Chacun a notre rythme. Il le remarque, vient nous parler. Nous échangeons sur notre façon d’apprécier la peinture, sa peinture, des énigmes du langage immobile. Il est curieux, cherche à nous connaître. Je lui achète “Loin du Midwest – Portraits d’Américains de France ” que j’ai tout de suite repéré. Je lui explique pourquoi, mon parcours, mes vies successives. Il me fait une belle dédicace. Avant de nous séparer, Jean-François Chaix nous offre “Le Nord perdu” qu’il nous dédicace à tous les trois. Nous échangeons nos cartes. Nous promettons de se recontacter pour mener à bien un projet que nous lui proposons…
L’obsession américaine
“Loin du Midwest” est sorti en 2005 – après le 11 septembre et ses conséquences, et avant l’élection de Barack Obama. Jean-François Chaix restitue sa propre expérience des Etats-Unis dans une préface passionnément intitulée “l’obsession américaine” :
“Mes quinze années de passion américaine sont comme un rêve. J’ai l’impression d’y être entré par effraction. 1980 (…) C’est là-bas que j’ai attrapé le virus de l’américanophilie (…) Le voyage outre-Atlantique était facile alors. C’était la porte de l’Outre-possible, l’Occident et l’Orient confondus.”
“Loin du Midwest” est un livre-enquête qui constitue un puzzle de voix américaines. Ces expatriés ont choisi de vivre en France de façon permanente pour des raisons personnelles ou professionnelles. Une même grille de questions simples. Ils devaient parler de leurs origines, de leur éducation, des valeurs américaines qu’ils revendiquent comme intangibles, de la France fantasmée et de la France vécue, et de l’évolution de leur pays. Expatriés récents ou de longue date, amoureux de la France ou déçus de l’Amérique, éxilés volontaires ou de hasard, ils ont le privilège du “double regard”, qui leur permet de considérer les Etats-Unis plus lucidement quand ils en sont loin et de voir la France avec plus d’acuité parce qu’ils sont étrangers. Ces Américains de France expriment les valeurs de deux pays mutuellement fascinés par un abîme qui est d’ordre culturel, historique et idéologique.
Extraits
“A la maison, on parlait l’espagnol pour l’humour, l’anglais pour l’efficacité, le français pour la réflexion. Je connaissais la gravité des choses selon la langue utilisée. Le français était -et reste- réservé aux problèmes très sérieux.”
John L.Après “vingt ans de mariage” avec un pays, on en voit les défauts bien sûr – notamment la propension des Français à la “critique facile”. Timothy C. aime répéter une phrase qu’il a apprise en France : “On ne peut pas tout avoir.”, le contraire de ce qui se proclamait en Amérique dans sa jeunesse : “Having it All!” (Tout avoir).
(…) En France je ressens mon côté américain, mon regard, mon éducation, ma logique, ma façon de structurer les choses. En Amérique, je me suis toujours senti européen, même avant de venir vivre en France. Je serai toujours un Américain dans ma façon d’être engagé dans la société française et européenne. Et si je devais retourner en Amérique, ce serait en tant qu’Européen.”
Timothy C.
Un pont au milieu d’un océan de malentendus
J’aurais des tas d’autres extraits à proposer ici. Mieux vaut tout de même découvrir les portraits complets et attachants que Jean-François Chaix dresse de ces treize Américains dans son livre.
“Ce que les Américains de France nous disent d’eux et de nous-mêmes est comme un pont au milieu d’un océan de malentendus”
Loin du Midwest – Portraits d’Américains de France
Jean-François Chaix
édition Audibert
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Tous les six mois, c’est le rendez-vous incontournable des plaisirs gourmands – et de certains Tip Top Boys. Plus de 350 artisans occupent l’espace Champerret de Paris pendant quatre jours pour découvrir, goûter, puis repartir avec de bons produits régionaux, des délices salés et sucrés et des saveurs de qualité. L’occasion de faire quelques provisions, d’en profiter pour prévoir une soirée entre amis, de se constituer un carnet d’adresses de bonnes choses. Une fois que l’on a testé ce salon, on devient vite accro. On y revient deux jours de suite. On trouve une voiture avec un grand coffre. On commande à l’avance aux producteurs. On prend une demi-journée de R.T.T. On s’achète un cabas à roulettes pour l’occasion. On se trouve des porteurs et des porteuses. Tout pour apprécier les trois heures (strict minimum) de stand en stand et se laisser convaincre de boire, manger, goûter, tester, acheter…

Mes chouchous de l’hiver 2008
L’aligot de la Roselle
Souvent ce stand marque le début de ma visite. Un bol d’aligot cuisiné à partir de tome fraîche, de pommes de terre et de crème fraiche. La préparation est fabriquée à la ferme, aussitôt après la traite, avec le lait encore chaud. Un vrai régal. Didier Mazars, traiteur. L’aligot de la Roselle, Cruorgue, 12200 La Bastide L’Evêque. www.la-roselle-aligot-aveyron.com
Le comptoir du gâteau basque
Je ne résiste pas. A chaque fois, je ressors du salon avec un gâteau basque à la confiture de cerise noire.
www.legateaubasque.com

Domaine Doudeau Léger – les vins de Sancerre
C’est une longue histoire entre les bouteilles de Sancerre Doudeau Léger et moi. Des années déjà. En 2001, je suis même passé à Sury-en-Vaux. Des tout petits prix pour de très bons vins : A.O.C. Sancerre blanc, A.O.C. Sancerre rouge, A.O.C. Sancerre rosé. Domaine Doudeau léger. Les Giraults 18300 Sury-en-Vaux.
Château Tertre de Saint-Martin, grand vin de Bordeaux
Très belle découverte de ce salon. A chaque salon, sa petite perle, sa pépite. Un Bordeaux rouge 2005 élevé en fût de chêne, sélectionné et récompensé par une étoile au Guide Hachette 2008. Petit discussion avec l’artisan vigneron récoltant, Sébastien Fayte. Le Château Tertre de Saint Martin est une exploitation familiale de 10 hectares, située sur la commune de Lugasson au cœur de l’entre deux mers. Château Tertre de St Martin le bourg 33760 Lugasson http://chateau-tertre-st-martin.fr
ABK6 Cognac, domaine de chez Maillard
Je pensais ne pas aimer le Cognac il y a encore deux ans. C’était sans compter ma rencontre sur le stand ABK6 (du nom du propriétaire Francis Abécassis). La toute première fois, j’ai goûté toute la gamme. J’ai hésité. Un ami, lui, n’a pas hésité une seconde. Six mois plus tard, je me laissais convaincre. Je n’ai absolument pas regretté. Six mois plus tard, j’achetais ma première bouteille de X.O. Premium. 40% vol. Couleur vieil or. Une “Belle attaque au nez avec des notes florales, d’épice, de la vanille et de bois bien fondu, du miel. La bouche est ronde, équilibrée, élégante, et de grande longueur avec des notes florales”. C’est très agréable d’être reconnu quand on s’approche du stand. Cette fois-ci, je me suis acheté la carafe (pleine !) et je suis devenu membre du ABK6 Vignobles Cognac Club pour les deux prochaines années. Vivement la visite, sur place. ABK6 Cognac, domaine de chez Maillard, 16440 Claix. www.abk6-cognac.com

Marc Peyrey, tomates sechées
J’adore. Producteur artisan, Marc Peyrey préparent ses tomates sechées avec de l’huile d’olive, de l’huile de tournesol, du basilic, de l’origan, du sel, de l’ail, sans colorant, ni conservateur. Délicieuses seules, sur des toasts, en salades, avec du fromages, dans des pates, etc. Le Bost, 24140 Maurens. www.marc-peyrey.fr
Roquefort A.O.C. “Société Caves Baragnaudes”
J’adore. Baragnaudes provient de l’occitan et signifie “fée”. Le roquefort aux saveurs si particulières et prononcées. Une présence en bouche hors du commun. Un goût délicat et parfumé. www.roquefort-societe.com
Gouda Old Dutch Master Frico
J’adore. Un fromage affiné typé, brisant et puissant. Une petite vieille derrière moi, la bouche pleine, se retourne vers l’hôtesse pour lui dire : “Mmmm, on dirait un excellent comté.” Avec des cristaux de sel d’affinage qui me font saliver rien que d’y penser. Un fromage ferme qui provient de la région de la Frise, au nord de la Hollande. 52 semaines d’affinage sur planches de bois. A consommer avec un bon Bordeaux charpenté et fruité. C’était un pur petit bonheur. www.fricofrance.com
N.B. Cet article n’est pas sponsorisé.
J’avais juste envie de partager certains de mes petits plaisirs…
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Charles Baudelaire vantait “la magnifique imagination qui coule dans les dessins de Victor Hugo“. La Fondation de l’Hermitage, plantée sur les hauteurs de Lausanne, les expose. Plus de 70 dessins : caricatures, croquis d’architectures, illusions d’optique et lavis d’encre. Cette exposition qui reflète toutes les époques m’a permis d’apprendre que Victor Hugo a, tout au long de sa vie, énormément dessiné. C’est tout simplement étonnant de modernité : une autre forme d’écriture. Que de talent ! Ses croquis et carnets de voyages m’ont fasciné. En particulier, la partie consacrée aux passages de Victor Hugo à Lausanne. D’autres lavis d’encre plus mystérieux et tourmentés ont attiré mon attention. Les rendus d’ombre et de lumière des lavis captent une vision intérieure forte et transmettent une sensation à la fois sombre et poétique. De toute beauté.
L’océan resplendit sous sa vaste nuée.
L’onde, de son combat sans fin exténuée,
S’assoupit, et, laissant l’écueil se reposer,
Fait de toute la rive un immense baiser.
“Les contemplations”
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Comment dire à quelqu’un qu’on l’aime ? Comment on sort avec quelqu’un ? Et comment on embrasse avec la langue ? C’est quoi la masturbation ? Est-ce qu’on peut obliger quelqu’un à être amoureux ? C’est quoi l’homosexualité ? Est-ce qu’on peut obliger quelqu’un à être amoureux ?
Zizi Sexuel, l’Expo
C’était un jour de grève à Paris il n’y a pas si longtemps, ça vous dit quelque chose ? Un jour où les Vélibs étaient pris d’assaut. Une petite heure de marche pour arriver à la Cité des Sciences pour découvrir l’expo Zizi Sexuel à destination des 9-14 ans. Une expo inspirée du Guide du zizi sexuel de Titeuf. L’inauguration avait eu lieu la veille. Autant le dire d’emblée, nous avons adoré, Tip Top Girl et moi. Cette expo, c’est un peu tout ce que tous les pré-ados ont toujours voulu savoir sur l’amour et le sexe sans jamais oser le demander. Et, en plus, c’est vachement bien conçu : ludique, interactif, évidemment didactique, très coloré, chaleureux. Le parcours est délimité en différentes zones : la chambre, le lit, la salle de bains, la salle de classe, la salle interdite aux adultes… Il y a des dizaines de machines extraordinaires pour apprendre tout en s’amusant. L’amouromètre pour connaître l’intensité des sentiments, savoir si on aime vraiment. On serre dans ses bras un gros coeur en peluche et en fonction de la force des chansons se déclenchent. L’essoreuse à langues pour s’entraîner aux bisous avec la langue. Le pubertomatic pour se voir transformé par la puberté, avec des poils, des muscles, un plus gros zizi aussi ! Il y a aussi le zizi piquet (la machine à érection), la machine à tirer des spermatozoïdes (la machine à éjaculation), la machine
à prévention (la Ola des capotes), le love phone, etc. La machine à déclarations permet d’écrire un poème à son amoureux, ou bien l’inviter à un rendez-vous (Nous l’avons testé avec de vrais prénoms, et nous sommes ressortis avec nos petits papiers à distribuer!). Le quiz du Zizi Sexuel est à faire à plusieurs sur place, un grand moment ! (J’ai eu 14 sur 15, la honteuh… Dans l’expo, on apprend aussi à dire “je t’aime” dans plusieurs langues”. On découvre la typologie du “garçon de tes rêves” : groovy, voyou, frimeur, classse, musclé, fragile, etc. Et, petit bonheur, on découvre, allongé sur un lit, 6 minutes d’extraits de films “l’amour au cinéma” : Boys Don’t Cry, West Side Story, La Boum, Amélie Poulain, Jeanne et le garçon formidable, L’Auberge espagnole, Grease, Drôle de Félix, Jules et Jim, In the Mood for Love, Brokeback Moutain, Quatre mariages et un enterrement, etc. Dans la salle de bains, on s’est bien amusés à chanter, en karaoké, sous la douche : “I Will Survive”, “J’ai encore rêvé d’elle”, “On va s’aimer”. Trodrôle ! On nous entendait de loin ! Cette expo fait en une heure ce que l’école ne réussit pas toujours à bien faire malgré les textes officiels. Bon, et puis, je dois dire que j’ai appris un truc : lors d’une éjaculation, les spermatozoïdes sont expulsés à 30 km/h. Aïe !

Les monologues du pénis
Que serait l’amour sans pénis, sans un pénis de taille acceptable et qui fonctionne quand on le lui demande ?
Après un peu moins de 2 heures passées à l’Expo Zizi Sexuel et après un bon chocolat viennois sur les bords du canal, nous nous sommes dirigés vers Pigalle. Quelques verres de Chinon et de Julienas à “La cave à Jojo”, une assiette de charcuterie en guise d’apéro, en fond sonore LCI et le divorce de Sarko… Le bon repas bien arrosé au “jardin d’en face” nous a achevés ! Nous étions fin… prêts (!) pour une pièce de théâtre à 3 euros (merci BilletReduc.com) et placés au premier rang du théâtre de Dix heures. Du zizi au pénis.
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“Un intello, un homo, un macho. Trois amis d’enfance, Marco, Charles et Sylvain, se retrouvent par hasard à une réunion sur le pénis. En attendant le maître de cérémonie -qui n’arrivera évidemment jamais- ils vont tenter de répondre à toutes les questions que suscite la chose.” Pièce de Carlos Goncalves, mise en scène de Charles Seize. Avec Claude Jan, Benoît Doremus, Carlos Goncalve. Une pièce un peu fourre-tout : des histoires de pénis, tout sur le pénis, le pénis dans tous ses états. On découvre les péripéties amoureuses et/ou sexuelles, joyeuses (ou pas) de chaque personnage : les incidents ou soucis techniques, les joies rapides, les plaisirs intenses, l’Amour, le Sexe… Introspection, états d’âme et anecdotes teintés des parcours éducatifs, culturels et sexuels des trois personnages. On rigole bien gras. Et, c’est connu, le rire est communicatif. C’est un peu “ambiance cour de récré”. Ce qui est réussi, c’est l’interaction avec le public, et j’imagine que selon les soirs la pièce doit varier en fonction de la bonne volonté des spectateurs des premières rangées (très sollicités). Les personnages frôlent la vulgarité parfois. Ils jonglent plus ou moins bien avec les clichés. Les acteurs en font un peu trop mais sont efficaces et dynamiques. Après tout, pour une pièce en dessous de la ceinture, il ne fallait pas s’attendre à autre chose. Malgré quelques longueurs et deux ou trois monologues à n’en plus finir, on a passé un bon moment.
J’ai failli intituler ce post “Du zizi au pénis en Vélib“… Et puis, j’ai changé d’avis. Raconter, en plus, mon dépucelage de Vélib au beau milieu de la nuit, non, c’est trop pour un seul post !
Euh, je finirai, comme Titeuf :
“tu veux pô m’aider à réviser ?”
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