Dernier mot de ma part, ma tâche s’arrête là.
Avant dernière journée dans la ville univers, bientôt il reprendra la route dans les airs. Les deux gouffres remplis de nouveaux paysage, la pensée débordant des images, des rivages, de ces nouvelles contrées que durant quelque temps ses pas ont pu fouler.
Israël la belle va bientôt nous le rendre, pour ma part je vous laisse et dépose les clés de ces lieux duveteux dessous le paillasson qui orne son entrée.
écrit par Incipio
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Chaque vacance identique, à reprendre en cadence la liste interminable des adresses des amis. Deux semaines hors d’ici, une semaine à écrire, l’autre à chercher quoi dire, quel support, quelle photo !

La liste des connaissances s’allonge bien trop vite et, traîtresse, nous étouffe dans ces moments d’ailleurs. Au bord d’un canyon, au détour d’une berge, à goûter les plaisir d’un monde qu’on redécouvre, c’est ces moments précieux que choisit cette ennemie pour se rappeler à nous. Parce qu’il nous faut aussi apprendre à partager, parce qu’au fond de notre être on voudrait emporter nos amis dans nos poches et pouvoir leur montrer ces merveilles, ces contrées. Mais la vie n’est pas telle, elle nous prive de nos chers à ces instants précis et nous laisse la tâche de leur compter plus tard les images, les idées, les sons et les murmures, toutes les sensations éprouvées par là-bas.
Alors on prend la plume, on achète des timbres, des enveloppes et des cartes, on appose les bisous, les clins d’œil, les parfums sur des bristol éteints qu’on referme et envoie. A qui envoyer quoi, dans quel ordre, comment faire… Tant d’énigmes en suspens qu’il nous faut décider plutôt que de résoudre.
Les vacances sont aussi ces petits bouts de voeux déposés sur papier et dont la pire crainte est de rentrer avant qu’elles ne parviennent auprès de nos aimés.
écrit par Incipio
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Ecrit par un ami pour un autre qui s’enfuit…
Petite bouffée d’air au goût de paradis, cet exile débute dans une ouate gris-clair. Tu as fuis par les airs, voir enfin de tes yeux les terres de cet enfant.
Il est né d’une lutte, d’un massacre, d’un crime pour lequel on tua et viola sans penser les droits des autres peuples. Il lui fallu des armes, un soutien, une épaule car sa vie était fruit d’une folle déraison. Nous étions trop coupables, nous voulions nous absoudre, nous avons donc pris, vieille loi de la jungle, et donné à autrui ce qui n’était pas notre.
Frêle esquif te voilà jeune état parmi nous, nous t’accueillons ici au sein de l’assemblée. Là tu pourras tonner, tempêter tout ton saoul et demander notre aide à nous tes obligés.
Soixante longues années, le monde a continué sa course démentielle et tu as du lutter pour survivre, exister, Israël, terre sainte…
écrit par Incipio
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Bienvenue dans la mémoire d’une soirée fabuleuse où nous fûmes tous là pour assister en transe à une vibration, un appel du cœur, des larmes et des pleurs. Une douce contemplation où l’amour, la joie, la tristesse étaient toutes mêlées, entrelacées, tout juste discernables à nos sens transis, comme hypnotisés par les mots qui sortaient sublimes, habillés de musique.Le flot de ses paroles se retrouvait bercé par un violoncelle chaud, une guitare étrangère et un piano si froid, comme s’il avait voulu insuffler en nos cœurs toutes les sensations, souffler le chaud, le froid et faire naître la tempête qui rugit au dedans sans jamais se poser, sans jamais s’arrêter.
Ce soir sera plus classique, Schubert et Brahms auront porte ouverte en mon âme pour y faire, à leur tour, naître des sensations, des émotions vives et qui sait des idées, une vague contemplation.
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S’égrainant sans cesser, elles n’en finissent plus de tomber lourdement, de s’accumuler là, au fond de ce tombeau, de ce piège de verre dans lequel l’artisan autrefois les cella. Les heures sont comptées, bientôt il reviendra, le maître de ces lieux, cette mascotte rose qui ouvrit en nos songes des portes inconnues, des bonheurs sucrés, des plaisirs cachés qu’il faut partager pour pouvoir en cerner toute la large étendue.
Il nous rapportera de ces contrées lointaines où il ne fait pas bon sortir son nez mutin, des délices de toutes sortes, de quoi remplir nos êtres d’une joie ineffable que seul ses doux mots suffit à provoquer. A bientôt donc l’ami…
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