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Le 03-03-2008
Classé dans {théâtre} par toli

affiche de Batailles“Au fond, l’homme n’a jamais trouvé rien de mieux que de se bagarrer. Levez les yeux, ouvrez vos oreilles, partout il n’est question que de conflits, d’oppositions, de rivalités. Les lieux, les situations changent, mais à chaque fois il y a affrontement. La question n’est pas tant de savoir qui va l’emporter, que de prendre plaisir aux arguments fournis par les adversaires. Ruse, mauvaise foi, tous les coups sont permis dans ce qui est d’abord un combat de mots.”

Un samedi soir au théâtre, avec Antoine (et Samuel Etienne, dans la salle :p). Cinq courtes pièces. Deux écrites par Ribes, deux par Topor et une dernière ensemble. A la façon d’un cadavre exquis : l’un répondant à l’autre. Bataille navale (Ribes), Bataille au sommet (Topor), Ultime bataille (Ribes), Bataille intime (Topor), Bataille dans les Yvelines (Ribes et Topor). Allez, je vais direct au but. J’ai passé un bon moment mais j’ai tout juste apprécié l’ensemble. Disons que je me suis bien retrouvé dans les applaudissements “mous du genou” de la salle. Pas de réelle ferveur de fin de pièce. Les comédiens revenaient saluer alors que la salle se levait pour partir. C’est pour le moins inégal. Est-ce la loi du genre quand on met bout à bout des histoires courtes ? Deux situations semblaient prévisibles, presque évidentes. Trois sortaient plutôt du lot. Et comme c’étaient les trois premières, la suite de la soirée s’est affaissé, tel un balcon avec de trop nombreux fumeurs. On glisse alors vers du “théâtre de boulevard”.

Arditi Berléand“Bataille navale” a ouvert la soirée. J’ai adoré. Humour noir et répliques cinglantes entre deux naufragés qui se querellent sur un radeau à la dérive. Lutte des classes et conflit social entre Arditi et Berléand. Un duo épatant. Ils se répondent et se complètent parfaitement. Arditi fait son Arditi, et le fait si bien : un aristo snobinard, un dandy à la plume ampoulée. “Du caca parfumé”.

Je ne parlerai pas des quatre saynètes suivantes. Allez voir la pièce ! Pour découvrir les intrigues. Pour l’affiche. Pour le fabuleux décor (et les lumières qui le servent si bien). Pour Tonie Marshall aussi, toujours aussi fragile et magique.

Trois courtes citations :

Il y a des gens qui ont une âme de fonctionnaire, tant pis pour eux.

Plus on est monté haut, plus on est descendu profond à l’intérieur de soi-même.

Qui mange les rognons du chien, distingue le mal du bien.

“Batailles
de Jean-Michel Ribes et Roland Topor
Mise en scène : Jean-Michel Ribes
Avec Pierre Arditi, François Berléand et Tonie Marshall
Théâtre du Rond-Point, Paris www.theatredurondpoint.fr

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