Nov
20
Le 20-11-2009
Classé dans {citations, société} par toli

Kriss, l’une des voix emblématiques de France Inter vient de s’éteindre. Sa voix faisait partie de mon quotidien depuis 1999 et son émission “En Roue libre”. J’aimais beaucoup ses “Portraits sensibles” et son “Kriss Crumble” puis “Crumble”.

Qui a déjà entendu Kriss se souvient forcément d’elle. Voix de gamine, genre fofolle. Esprit libre, infatigable. Si elle roule sa bosse depuis une trentaine d’années sur les ondes de FIP et de France Inter, elle garde une incroyable fraîcheur. L’enthousiasme de cette « jeunette » ne semble jamais s’émousser. Comme son humour, il est inoxydable. Des journalistes ou animateurs qui publient des bouquins, il y en a plein, qui reproduisent en général le texte de leurs chroniques. Mais des professionnels de la radio qui parlent de leur métier… rarement. C’est ce qu’a fait Kriss. A propos de sa voix, dans son livre intitulé La Sagesse d’une femme de radio, elle écrit : « Je suis définitivement plus jeune que moi. »
Cet opuscule modeste et touchant relate l’étonnante mais subtile relation qu’ont les gens de radio avec « le monde invisible », celui des auditeurs. « Au début, nous les rêvons, écrit Kriss. Ils sont des sortes de clones, attentifs à chacune de nos paroles, qui riraient aux mêmes blagues et aimeraient les mêmes choses que nous.» Le temps passant, elle s’aperçoit que le trac la met en sympathie avec eux, que les phrases rituelles tissent des liens. « Comme les refrains de chansons, ces repères disent que, d’un invité à l’autre, c’est bien la même émission. D’ailleurs, quand on anime un rendez-vous depuis longtemps, on forme une sorte de couple avec l’auditeur. Des codes s’installent, on se comprend à demi-mot. » Curieusement, depuis le début de sa carrière, ce qui intéresse Kriss n’est pas forcément l’approfondissement des sujets qu’elle traite mais la création d’une « relation de gourmandise » avec ceux qui l’écoutent. « Je joue à jouer avec eux », écrit-elle. Parfois consciemment. Parfois inconsciemment.
Télérama – Anne-Marie Gustave

Kriss Crumble : émission spéciale, dimanche 22 novembre à midi, sur France Inter

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Nov
13
Le 13-11-2009
Classé dans {citations, société} par toli

Robert Badinter, ancien Garde des Sceaux, ancien président du Conseil constitutionnel, sénateur PS des Hauts-de-Seine était l’invité de Nicolas Demorand dans le 7/10 de France Inter Vendredi 13 novembre 2009. Toujours aussi passionnant à écouter, en particulier sur “l’indignité carcérale” et et sa vision de l’identité nationale : “communauté de culture, communauté de valeurs, communauté de destin.” A écouter absolument.

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Nov
13
Le 13-11-2009
Classé dans {citations} par toli

L'Ouverture l Sarkis

“Rien, Lucilius, ne nous appartient; seul le temps est à nous. Ce bien fugitif et glissant est l’unique possession que nous ait départie la Nature; et peut nous en chasser qui veut. Telle est la folie des humains qu’ils se sentent redevables du moindre cadeau peu coûteux qu’on leur fait, cadeau remplaçable en tout cas, mais que personne ne s’estime redevable du temps qu’il a reçu en partage, alors que le plus reconnaissant des hommes ne pourrait le rendre” Sénèque

“Le plus cruel de mes repentirs vient de mon impuissance, sans cesse croissante, à défendre mon temps contre les pillards extérieurs.” Jean-François Revel

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Oct
23

No to Torture Yes to Culture l Carlos Motta

Graffiti Cut (Against Oppression from Above Discrimination from Below) l Carlos Motta
Graffiti Cut (Against Oppression from Above Discrimination from Below)

Des graffitis découpés dans le noir, des lettres qui surgissent de la lumière : l’oeuvre de Carlos Motta créée pour la Biennale présente des slogans politiques écrits à même les murs en lettres de feu. En relation avec une autre oeuvre de Motta exposée en parallèle au MACLyon, qui suggère de nouvelles manières de revivre les grands événements du monde, ” Untitled (Graffiti Cuts) ” porte un regard inattendu et circonstancié sur les cris de rage qui couvrent les murs de nos villes.

Travaillant principalement avec la photographie et l’installation vidéo, Carlos Motta utilise des stratégies documentaires et sociologiques visant à proposer de nouvelles manières de vivre les grands événements politiques et d’en rendre compte. Ses propositions sont essentiellement informées par ses recherche à travers le continent d’Amérique latine, où le mouvement alter-mondialiste se développe d’une manière considérable.

Carlos Motta Né en 1978 à Bogota, Colombie. Vit et travaille à New York.

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